« Rassemblement Démocratique 
du Peuple Camerounais »

15/10/2018 - 16:37

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OUEST Bafoussam : Un scrutin sans histoire
OUEST Bafoussam : Un scrutin sans histoire

Dans l’ensemble, le scrutin s’est déroulé dans la discipline, la paix et la concorde, dans les arrondissements de Bafoussam 1er, 2ème et 3ème.

Le personnel de l’antenne communale Elecam (Elections Cameroon) de Bafoussam 1er est particulièrement matinal ce 30 septembre 2013. Il est 6h48 minutes, et la dernière urne transparente ainsi que les derniers bulletins de vote ont déjà quitté leur bureau, sis en face de la grande tribune de la place des fêtes de Bafoussam (ville de 347 517 hab), en direction de l’un des 124 bureaux équitablement répartis sur cet arrondissement d’une superficie de 91 km2, repartie en 41 villages, 98.339 habitants. Ces populations qui vivent majoritairement du commerce, de l’agriculture et de l’élevage ont abandonné leurs occupations habituelles pour se concentrer sur l’avenir de leur commune.Un président de bureau de vote revient en courant : « j’ai oublié le couvercle de l’une de mes urnes », déclare-t-il. « Pas de raison de s’affoler », s’entend-il dire. Dans le hall principal du bureau d’Elecam, de nombreuses urnes sont empilées. « C’est pour pallier à ce type d’éventualité », poursuit son interlocuteur, qui lui remet une urne complète pour remplacer celle défectueuse. L’auxiliaire de la structure en charge de l’organisation et de la supervision des élections au Cameroun peut alors regagner son bureau de vote, situé au quartier Ndiandam.Le bureau de l’antenne Elecam de Bafoussam 1er a eu ainsi à s’occuper, depuis les premières lueurs de l’aube des équipes des 124 bureaux de vote de sa circonscription électorale. Chacun de ces bureaux comptent entre 100 et 481 inscrits, selon son chef, Jules Roger Mebou. A quelques encablures de là, le reporter peut constater que le premier électeur est déjà là. Il présente sa carte nationale d’identité et sa carte électorale biométrique pour se faire identifier par un membre de la commission locale de vote. Il se dirige ensuite vers la table des municipales, collecte un bulletin de chaque liste de candidats et une enveloppe opaque de couleur kaki, personnalisée Elecam et estampillée. Direction l’isoloir pour y opérer son choix. Sorti de l’isoloir, il introduit l’enveloppe dans l’urne  réservée aux municipales. Celui-ci se dirige ensuite vers la table des législatives et recommence la procédure. Trois étapes clôturent alors son passage, à savoir : la signature, l’apposition de l’empreinte digitale sur la liste d’émargement avec photos et l’immersion du bout de l’auriculaire dans l’encre indélébile. Quelques heures plus tard à Tonga, le reporter « tombe » sur un électeur visiblement très mécontent, qui vient de s’acquitter de son devoir de citoyen : « Je ne voulais pas voter, ils ont fini par me convaincre, et j’ai voté », déclare Prospère Yanou, avant de raconter les raisons de son courroux. « Je suis arrivé, j’ai suivi la procédure normale, avant de constater qu’une femme avait voté à ma place », confie le titulaire de la carte d’électeur N° 05391354. Faux, rétorquent en chœur le président du bureau de vote du quartier 17 logé à l’hôpital de Tonga, ainsi que les représentants de tous les partis politiques en compétition. En fait, raconte le président du bureau de vote qui a souhaité garder l’anonymat, « la dame, qui portait également le nom de Yanou a voté pour son propre compte et au moment de signer la fiche, elle s’est tout simplement trompée de colonne et a signe à l’endroit réservé à Prosper Yanou. Arrivé à son tour, nous lui avons expliqué la situation, il a voté et a également signé, sans autre forme de procès. Nous sommes donc surpris que quelques minutes après, vous débarquez ici pour nous dire qu’il y a eu un problème ici ! », s’exclame-t-il, prenant ses collègues du bureau de vote à témoin. Vérification faite, la liste du bureau de vote comporte en effet quatre électeurs portant le patronyme de « Yanou », dont Lisette, la dame querellée.      « Cette fois, l’encre semble vraiment indélébile », confie cet autre électeur du bureau de vote « A », situé au lycée de Tonga. Sous le regard hagard de Victor Njieukwa, le président de ce bureau de vote de 252 votants, le jeune homme, la trentaine, tente en vain de faire disparaître les traces de l’encre dont les représentants d’Elecam ont imbibé ses doigts.A 18 heures, lorsque débute l’opération de décompte des voix dans le bureau de vote « B » de l’école publique de Banengo à Bafoussam, dame pluie qui dans la journée s’était effacée pour faciliter les déplacements et permettre un bon déroulement du scrutin dans les 76 bureaux de vote de Bafoussam 3ème, les 124 bureaux que compte Bafoussam 1er et un chiffre quasiment pareil à Bafoussam 2ème, est au rendez-vous. Les électeurs n’en démordent pourtant pas. Chacun est soucieux de connaître la prestation de son parti politique et partant, la performance réalisée par son candidat.Au lycée technique de Bafoussam, les dépouillements dans les deux bureaux de vote aménagés pour la circonstance indiquent une razzia du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). Propension qui tend d’ailleurs à se généraliser dans la grande majorité des bureaux de vote des quartiers Bamendzi, Banengo, Djeleng, Évêché, Famla, Gouache, Haoussa, Hélak, Kamkop, Kena, Keuleu, Kouogouo, Metto, Ndianbou, Ndiandam, Nylon, Sachiè, Tamdja, Toket, Toungang, Tyo, Yanmbah, etc. Selon toute vraisemblance, le RDPC remportera les deux postes de députés, et au moins deux des trois communes que compte le département. 

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